Le Journal Extime de KQ

 


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jeudi 2 juillet 2009

Le temps ne fait rien à l'affaire


Les aventures de Killer Queen, avec en invitée vedette Marja, vingt mois et neuf dents au compteur.
Alors que nous vaquions à des activités hautement épanouissantes au supermarché du coin, et que j'avais déjà à supporter les regards emplis de pitié psychiatriques et de gêne estomaquée de plusieurs congénères qui devaient penser que je parlais toute seule à une marionnette chaussette imaginaire et par-là même que Marja était un meuble, voilà que Marja se prend d'une micro-colère rigolarde dont elle a le secret quand j'ose estimer qu'elle n'est pas encore pleinement linguistiquement compréhensible aux oreilles humaines francophones, et pousse quelques petits cris. Rien de dramatiques, j'ai la chance de ne pas avoir engendré une petite du genre bébé hurleur et la prétention de l'élever autrement que comme une petite reine sauvage gâtée, colérique et dégénérée. Cela dit, je suis passée du côté obscur de la poussette pour expliquer directement et calmement à la concernée que hurler ne se faisait pas, que c'était agressif, que je lui demandais d'arrêter tout de suite et que si tout le monde dans le supermarché criait comme elle, ce serait rapidement infernal. Éclat de rire de la petite intéressée et fin des hurlements pour une nouvelle tirade jargonnante sur les joies d'enlever ses sandales toute seule, tiens, Maman, si tu allais donc les récupérer au rayon jus de fruits.
Sauf que l'histoire ne s'arrête pas là. À peine avais-je regagné l'arrière de la poussette qu'une femme vêtue comme une institutrice mal ... conseillée, aux grosses lunettes cerclées de rouge dont les verres étaient visiblement homologués par Perrier se retourne, et dans un sourire bienveillant et "maternaliste" me déclare d'un ton docte : "Elle ne crie pas, elle s'exprime."
Alors hormis le fait que je sais reconnaître un cri, merci, et que j'estime que les enfants mal élevé-e-s devraient rester au coin et cogiter suffisamment longuement pour qu'on ait le temps de passer leurs parents à tabac, je ne supporte que très mal la tendance certes éternelle mais exacerbée en ces temps troublés par la télé dite réalité, la presse poubelle et les caméras de vidéo-surveillance (entre autres) de se mêler de qui ne nous regarde pas.
Cela dit, la question demeure : en lui faisant ingérer ses lunettes par le tunnel qui ne voit pas la lumière du jour, comme cela me dévorait l'âme mais qu'une répugnance à commettre crime ou délit sous les yeux de ma descendance a freiné de justesse, aurais-je pu plaider le fait que non, non, je n'agresse pas, je m'exprime ?
Je t'en pose, des questions, Dolto du dimanche ?

M'en fiche, ma fille est un génie.

Double Peine


Foule en délire, savais-tu que les rondouillardes dans mon style (c'est à dire qui ont gardé un amour propre et un sens de l'esthétique malgré les pressions sociétales au suicide anorexique ou à la dissimulation totale aux yeux de ce monde dont nous sommes le cancer, si on le croit) souffraient d'une double peine : non seulement les vêtements bien taillés ne se trouvent pas dans les magasins au-delà au 40; mais en plus, souvent, les classés "grandes tailles" étaient tellement moches et humiliants que mes yeux ont saigné à même le sol de C&A ?


Dans mes bras, ma sœur !

lundi 29 juin 2009

Peau Aime


"Ô rage, ô désespoir,
Ô limonade ennemie,
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie,
Et n'ai-je mérité à me désaltérer,
Que de me voir en un jour toute intoxiquée."
Librement inspiré de qui vous devez savoir.

Car oui, on peut se faire démettre de l'intérieur par de la limonade même pas agrémentée de quelconque substance éthylique. Enfin voilà, quoi.
Sans alcool la fête est plus molle...

mercredi 17 juin 2009

Épaule Tattoo


Elle veut 3 étoiles, le tatoueur en fait 56 !!

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J'avais demandé au tatoueur de placer trois petites étoiles près de mon oeil gauche, mais je suis ressortie avec 56 étoiles disséminées sur la moitié de mon visage." Elle veut 3 étoiles, le tatoueur en fait 56 !!
C'est ce qu'affirme ce mardi une Belge de 18 ans, qui jure s'être endormie durant la séance et a décidé de porter plainte.
Une histoire tout à fait rocambolesque.
Kimberley Vlaeminck est femme de ménage à Courtrai (Belgique). La jeune femme est allée se faire tatouer dimanche, accompagnée de son compagnon, de son père, sa soeur et de son frère. Détail important : le tatoueur, Français, ne parle pas le flamand, la langue de la région dans laquelle il s'est installé.
"Je voulais qu'il me dessine trois petits points, mais il a proposé de faire trois étoiles, en disant que c'était bien plus beau", témoigne Kimberley Vlaeminck.
"Je lui ai explicitement signifié que je voulais 3 étoiles. Il ne parlait que français et anglais. Il a commencé son travail et je me suis endormie.", poursuit-elle.
"Je me suis réveillée lorsqu'il a commencé à me tatouer le nez et j'ai vu ce qu'il avait déjà fait. J'ai compté 56 étoiles, c'est effrayant."
Kim veut se faire enlever ses tatouages au laser. Mais cette opération douloureuse va lui coûter cher (plusieurs milliers d'euros). Elle va aussi porter plainte contre le tatoueur.
Lui nie en bloc la version de la jeune fille. Il assure qu'elle était éveillée, qu'elle n'a été ni droguée, ni hypnotisée.
"Les problèmes ont commencé quand son père et son ami ont vu les tatouages", a-t-il déclaré au journal flamand Het Laatste Nieuws.
Alors qui croire ?
Difficile de savoir qui dit la vérité, un tatoueur n'ayant aucun intérêt à tatouer 56 étoiles au lieu de 3...
Quoiqu'il en soit Kimberley est maintenant défigurée à vie.
Source : http://www.lepost.fr/

Alors, si je peux me permettre et sans vouloir être méchante (en fait, si, un peu, quand même) :
- passer à l'acte chez un-e tatoueur-euse sans avoir parlementé avant, il faut vraiment être une idiote ;
- décider de se faire tatouer le visage, il faut vraiment être une idiote ;
- accepter de se faire tatouer par un gars qui ne parle pas la même langue, il faut vraiment être une idiote ;
- s'endormir pendant un tatouage, ce n'est pas très crédible, ou alors c'est qu'elle s'est faite tartiner de crème anesthésiante auquel cas...
- se faire tartiner la tronche de n'importe quoi par n'importe qui, il faut vraiment être une idiote ;
- et quand bien même elle serait insensible à la douleur, admettons, il y a peut-être mieux à faire que dormir pendant qu'on se fait marquer le corps à vie ;
- ne pas réaliser le temps qui passe alors qu'il ne s'agit que de trois petites étoiles, il faut vraiment être des accompagnant-e-s idiot-e-s ;
Cela dit, elle a la possibilité de tout se faire enlever au laser, c'est très cher, très douloureux, mais qu'elle ne se plaigne pas trop, c'est une technique assez récente en ce qui concerne les tatouages et puis... quand on est une idiote, on assume. Et pour financer, elle pourra toujours aller geindre chez .

En bref, je ne crois pas en sa bonne foi une seule seconde.

jeudi 7 mai 2009

American Idiot


"Par un beau matin d'été, dans sa petite maison au coeur de la forêt des Rêves Bleue, Winnie l'Ourson fait de la gymnastique. Pff, c'est dur ! Il tire sur ses bras et touche le bout de ses pieds une... deux... trois fois !
'Il faut que je pense à faire ça au moins une fois par semaine, si je ne veux pas grossir.' se dit le gros petit ours."


Voici donc commence débute Winnie l'Ourson et l'arbre à miel. Alors je résume. Dans chef d'oeuvre de la littérature contemporaine, réservé a priori aux maternelles à qui les parents doivent faire la lecture et aux petit-e-s de primaire, Winnie l'Ourson, bébé ours en t-shirt mais sans slip, fanatique de miel et ami du petit Jean-Christophe, 5 ans (atteint d'un autisme certain pour rejoindre les Rêves Bleus au nez et à la barbe de tout-e psychothérapeute lacanien-ne), vit sa petite enfance fascinante entourés d'amis insolites du tigre monomaniaque Tigrou (ouh ouh ouh ouh) qui n'a étrangement jamais essayé de se manger Coco Lapin tartare, une mère célibataire kangourou, Grand-Gourou, et son Petit-Gourou qui survivent apparemment très bien au climat forestier, un Bourriquet dépressif cas il perd fréquemment sa queue, un Porcinet bègue et agoraphobe au dernier degré, un Coco Lapin, donc, hargneux et vieux garçon, un Maître Hibou qui se la raconte et un Grignotin hypercatif qui ne sert à rien.
Déjà, très saine, la forêt enchantée !
Et au milieu de tout ce monde chamarré, le petit Winnie ne 'veut pas grossir'. Et là, je m'insurge. Il n'y a pas autre chose à fourrer dans le crâne d'un-e très jeune enfant que de garder la ligne ? Pardon ?! Alors il est vrai que la gymnastique, c'est très bien, que ne pas se laisser aller, c'est hautement recommandé, mais bon, après, le message subliminal qui implique que 'gros', c'est un synonyme forcé de 'laid', que dès le plus jeune âge, il faut se priver, loucher dans son assiette, se pendre une balance à calories autour du cou est plus que gênant. D'abord parce que c'est aux parents et autres personnes en charge de l'éducation du ou de la mioche de surveiller son apport en glucides, lipides, et tout le toutim, et de lui donner le goût de la nourriture, aussi.
Ensuite parce que voir le Mickey Club du Livre tenter d'instiller à la hache et par la bouche parentale des diktats de beauté obligatoire et "critérisée" sous peine de se retrouver les fesses coincées dans la fenêtre d'un terrier (navrée de dévoiler l'intrigue) sous la risée et victimes des plans de sauvetages foireux d'ami-e-s névrosé-e-s a de quoi rendre malade.
Je l'éduque comment, moi, Marja ? Je la gave de tous ces immondices de phobie du gras et de conformité nécessaire en attendant l'adolescence où elle pourra lire la suite toute seule : un Winnie mince donc beau, forcément, la patte au fond de la gorge et qui a remplacé les pots de miel par des saladiers de cocaïne pour tenir le coup à la Star Academy 15 ? C'est cela, le modèle à broyer dès le plus jeune âge dans l'inconscient des gamin-e-s ?
BORDEL DE MERDE !

lundi 4 mai 2009

My name is...


Six degrees to ...
Il paraît que l'on est tou-te-s à six étapes de n'importe qui d'autre, en prenant bien sûr des critères aussi divers qu'enrichissants (disait le poète), mais néanmoins imparables.
Du coup, allez, hop, Eminem et Françoise Dolto, six degrés de séparation, saurez-vous retrouver lesquels ?

jeudi 9 avril 2009

Clap for the Killers


Très cher mon Journal Extime,
Je suis désolée, mais je n'y arrive plus. Entre les moments où je n'ai plus le temps, les moments où tout me laisse pantoise, les moments où mon problème (que d'aucun appelle le travail) ne me donne envie de plus rien, je pose la question, que faire :
- t'euthanasier ?
- te réduire à des pointillés ?
- te dire et t'écrire vraiment ce que je pense, ce qui réduirait Guy Carlier et feu Pascal Sevran (*pan*) au rangs de petits mickeys complaisants et euphoriques ?
Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue.
Cordialement.

jeudi 12 février 2009

Toccata et Fugue en ré mineur


Albert Barillé est mort hier. Je ne sais pas quoi dire. Je souhaite à ma fille, quand je lui montrerai "Il était une fois... l'Homme" et ses autres séries, d'y voir le talent du Monsieur, le pessimisme réaliste de ce monde à la dérive qu'il a su retranscrire d'égal à égal avec les grandes et belles évolutions passées et présentes, ces épisodes simples et complets, cette musique, cette pédagogie qui ne fait pas simplement apprendre mais aimer.
Chapeau Monsieur, on se retrouvera sur une planète lointaine, si Bach le veut.