Le Journal Extime de KQ

 


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mercredi 14 octobre 2009

SOS


L'avantage d'un pays où on a prétendument avancé suffisamment pour ne pas/plus avoir à lutter pour les droits des femmes, à en entendre les journalistes et les bien-pensant-e-s pour lesquel-le-s le maître étalon en la matière est le Soudan (ben ouais, quoi, cela pourrait être pire, qu'est-ce que tu m'embrouilles ?), c'est que comme le monde reste en mouvement, quand on n'avance plus, on recule. Et je pose la question : comment veux-tu ... ?
En gros, NON MAIS C'EST QUOI, CE BORDEL ?
Deux choses qui n'ont rien à voir mais me sont parvenues le même jour me navrent sur la condition des femmes dans mon propre pays où l'on peut pourtant se vanter de ne pas être mises aux fers pour un simple double chromosome X.
Nouvelle publicité pour une cuisine Téfal pour enfants, vendue pour Smoby:



Déjà, je meurs. S'il s'était agit de : "Ma copine et moi, on fait la cuisine et on mange en amoureux, et c'est trop cool de la balle de jouer à faire semblant de se faire à manger.", j'aurais trouvé cela plutôt mignon, voire rigolo. Mais là, je reprends, c'est la cuisine de l'oiselle, de bobonne, dans laquelle l'oiseau consent à mettre les pieds pour remarquer à quelle point sa poule est la reine de la cuisine. Et pour rameuter des copains. Argh.

Mais ce n'est rien, juste un faux-pas cliché des décérébré-e-s cocaïnomanes de la publicité et de la mercatique, les délicieux-ses post-BTS Management des Unités Commerciales, c'est un profil, et pas le plus malin de la création ! Bref. Admettons.

Le deuxième pas me vient des sombres fonds de cuves des sites internet d'actualité, j'ai nommé les rubriques 'pipoles'. Diam's, dont je n'ai que faire, mes oreilles méritent mieux qu'une agression constante (et je n'ai plus quatorze ans, merci), s'est donc convertie à l'islam. Bon, si on part du principe que je suis athée militante et pratiquante voire prosélyte, je devrais juste trouver cela idiot et continuer à m'en battre consciencieusement les couettes.
Sauf que oui, mais non. Je me suis renseignée, un peu. Diam's s'est jusque là targuée d'être la porteuse de la "génération non non" (même qu'on dit generation nan nan en langage jeunes, j'imagine que c'est pour faire plus court en sms et puis les accents, c'est pour les nul-le-s), une sorte de rebelle en survêt qui est libre, trop libre, libre de manger des kébabs quand elle veut (ça dénonce !), libre de crier sa liberté de femme de banlieue (elle qui n'y a jamais mis les pieds qu'en visiteuse, petite Mélanie franco-chypriote des quartiers cossus), libre de voter socialiste (t'as vu !), libre de balancer que Marine Le Pen est une abomination (le tout avec un niveau de crédibilité zéro et une finesse des arguments qui fait illico passer ladite Marine Le Pen pour un Prix Nobel, dur dur de lutter contre plus fort que soi, même si le plus fort est une peste brune sur pattes !), libre de rapper "comme un homme" et de l'apostropher avec fierté (authentique), libre donc de devenir un modèle pour beaucoup de très jeunes filles étouffées dans leur cité, souvent écrasées entre des générations passées aux traditions archaïques, des mecs qui se prennent pour des caïds et les réduisent au statut de pute ou de soumise, prises pour beaucoup au piège de la violence, des branches religieuses les plus dures ou obtuses, et pour certaines, malheureusement, finissent au bled ou cloîtrées chez elle, après pour les plus chanceuses un Bac Pro option Pôle Emploi, en rêvant d'ailleurs et de meilleur, du zouk et du 'reuneubeu' à fond dans le casque.
Bref, dans le monde pas rigolo et gris muraille des 'quartchers', Diam's, fille au caractère fort et déterminé, dure comme la gemme dont elle tire son pseudonyme, se voulait un modèle d'auto-détermination pour ces gamines souvent perdues et pas toujours armées pour s'en sortir. Et elles le lui rendaient plutôt bien, au vu de ses succès passés.
Et voilà que la même 'jeune demoiselle' trouve son 'mec mortel' (oui, je me suis vraiment renseignée...) au détour d'une grosse dépression post-succès qui flambe le cerveau. Libre à elle, toujours, libre. Sauf que. Sauf qu'elle en profite pour se jeter dans la religion, et tant qu'à faire, à fond. Notre libre porte-flambeau des jeunesses féminines de cité se trimballe bâchée comme au bled, refusant tout net de montrer ses cheveux à partir de dorénavant, de faire la bise aux garçons (quelqu'un lui a t-il expliqué qu'on n'attrapait pas le déshonneur, ni même les bébés par la pommette ?), prie dans une mosquée dite "moderne" mais ne lâche pas à plus de dix mètres son 'mec mortel' devenu depuis son mari, gardien de sa révolution personnelle.
C'est donc cela, la liberté, l'exemple, le "nan nan". Devenir une bonne grosse bonniche à son bonhomme, cachée des foules, invisibilisée et fière de l'être, soumise, honteuse de sa propre existence corporelle, enferrée de son plein gré.
Les filles, elle a raison Diam's, cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie, pendant quelques années, en vous débattant dans le marasme social, puis n'attendez pas que le piège de l'homme sauveur et du dieu rédempteur ne vous enferre, jetez-vous directement sur le premier loufiat qui passe et surtout, fermez vos gueules et remerciez le mâle de vous mettre sous cloche, le monde n'est pas pour vous. Et le féminisme une lubie pour mécréantes frustrées.
Je vais vomir.

dimanche 20 septembre 2009

Remember the Time

A la demande générale de Mü, il semblerait que l'heure soit à la nostalgie et aux dessins animés qui ont en partie façonné nos petites psychés. Une bien jolie façon de parler de nos premières amours freudiennement chargés de sens. Alors allons-y...

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samedi 22 août 2009

F**k Me I'm Famous


L'avantage d'être en vacances chez ses beaux-parents, c'est qu'on ne choisit pas les programmes de la télévision, et que donc on se tape TF1, M6 et moult bijoux télévisuels abscons qui sont à l'art ce que David Guetta est à la musique. Ô joie.
Et bien justement, parlons-en, dudit David Guetta, king of the blaireaux des dancefloors d'Ibiza (arrêtez, je frissonne !) accolé à une radasse dentue, parlant fort dont le vernis de fric dissimule mal des origines crasseuses de beaufitude absolue. Le famille Guetta, donc, rejetons compris (cinq ans et un an, a priori), exhibe sa vie sur M6 à l'instant même. Morceaux choisis :

Cathy Guetta : "Viens, Elvis, viens faire un bisous à maman..."
Elvis, cinq ans : "Non, parce que j'ai envie de te massacrer."
Cathy Guetta, hurlant de rire : "Oh mais enfin..."


Cathy Guetta : "Non mais notre vie elle est rythmée sur celle des enfants, c'est normal. Si on se couche à huit heures après une soirée, et bien le lendemain, à onze heures, on sera réveillés, il ne faut pas croire, il faut s'occuper des enfants dès le matin, on va pas se lever à quinze heures et leur faire payer notre activité professionnelle !"

Aucun doute, maman Guetta est une génitrice saine, dont les enfants ont une vie posée, équilibrée et prometteuse psychologiquement parlant*. Aucun doute, l'argent indécemment généré par une activité 'professionnelle' pitoyable mis à part, la famille Guetta est tout à fait normale, comme vous, comme moi, quoi !

Pour les apprenti-e-s mongolos coprophages qui auraient réussi à échapper à l'infamie et souhaiterait rattraper leur retard en pauvreté sonore, David Guetta, king aussi of the modestie, c'est ça. Et je fournis les sacs à vomi pour ceux et celles dont le cerveau fonctionne et qui auraient eu la faiblesse de cliquer.


* Note pour ma future reconversion de riche sans scrupules : faire psychologue d'enfants de stars. Et d'animaux de stars aussi.

jeudi 13 août 2009

Hunter


Le mouvement CPNT (Chasse, pêche, nature, traditions) est en discussion avec Xavier Bertrand sur un rapprochement avec l'UMP, lassé de se prendre "claque sur claque" aux élections, a annoncé son président Frédéric Nihous dans un entretien au Figaro paru jeudi.
"CPNT est prêt à devenir un partenaire de l'UMP sur la base d'un accord programmatique gagnant gagnant. Le secrétaire général de l'UMP s'est montré ouvert. Si ça marche, on intégrera le comité de liaison de la majorité présidentielle", dit le président du mouvement CPNT.

Source : le site de l'AFP (aujourd'hui)

Une raison de plus pour ne surtout pas voter UMP. Un grand merci plein d'ironie à tous ces viandards et ces soiffards congénitaux que constituent les chasseurs.

Les vidéos qui font du bien :



jeudi 2 juillet 2009

Le temps ne fait rien à l'affaire


Les aventures de Killer Queen, avec en invitée vedette Marja, vingt mois et neuf dents au compteur.
Alors que nous vaquions à des activités hautement épanouissantes au supermarché du coin, et que j'avais déjà à supporter les regards emplis de pitié psychiatriques et de gêne estomaquée de plusieurs congénères qui devaient penser que je parlais toute seule à une marionnette chaussette imaginaire et par-là même que Marja était un meuble, voilà que Marja se prend d'une micro-colère rigolarde dont elle a le secret quand j'ose estimer qu'elle n'est pas encore pleinement linguistiquement compréhensible aux oreilles humaines francophones, et pousse quelques petits cris. Rien de dramatiques, j'ai la chance de ne pas avoir engendré une petite du genre bébé hurleur et la prétention de l'élever autrement que comme une petite reine sauvage gâtée, colérique et dégénérée. Cela dit, je suis passée du côté obscur de la poussette pour expliquer directement et calmement à la concernée que hurler ne se faisait pas, que c'était agressif, que je lui demandais d'arrêter tout de suite et que si tout le monde dans le supermarché criait comme elle, ce serait rapidement infernal. Éclat de rire de la petite intéressée et fin des hurlements pour une nouvelle tirade jargonnante sur les joies d'enlever ses sandales toute seule, tiens, Maman, si tu allais donc les récupérer au rayon jus de fruits.
Sauf que l'histoire ne s'arrête pas là. À peine avais-je regagné l'arrière de la poussette qu'une femme vêtue comme une institutrice mal ... conseillée, aux grosses lunettes cerclées de rouge dont les verres étaient visiblement homologués par Perrier se retourne, et dans un sourire bienveillant et "maternaliste" me déclare d'un ton docte : "Elle ne crie pas, elle s'exprime."
Alors hormis le fait que je sais reconnaître un cri, merci, et que j'estime que les enfants mal élevé-e-s devraient rester au coin et cogiter suffisamment longuement pour qu'on ait le temps de passer leurs parents à tabac, je ne supporte que très mal la tendance certes éternelle mais exacerbée en ces temps troublés par la télé dite réalité, la presse poubelle et les caméras de vidéo-surveillance (entre autres) de se mêler de qui ne nous regarde pas.
Cela dit, la question demeure : en lui faisant ingérer ses lunettes par le tunnel qui ne voit pas la lumière du jour, comme cela me dévorait l'âme mais qu'une répugnance à commettre crime ou délit sous les yeux de ma descendance a freiné de justesse, aurais-je pu plaider le fait que non, non, je n'agresse pas, je m'exprime ?
Je t'en pose, des questions, Dolto du dimanche ?

M'en fiche, ma fille est un génie.

Double Peine


Foule en délire, savais-tu que les rondouillardes dans mon style (c'est à dire qui ont gardé un amour propre et un sens de l'esthétique malgré les pressions sociétales au suicide anorexique ou à la dissimulation totale aux yeux de ce monde dont nous sommes le cancer, si on le croit) souffraient d'une double peine : non seulement les vêtements bien taillés ne se trouvent pas dans les magasins au-delà au 40; mais en plus, souvent, les classés "grandes tailles" étaient tellement moches et humiliants que mes yeux ont saigné à même le sol de C&A ?


Dans mes bras, ma sœur !

lundi 29 juin 2009

Peau Aime


"Ô rage, ô désespoir,
Ô limonade ennemie,
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie,
Et n'ai-je mérité à me désaltérer,
Que de me voir en un jour toute intoxiquée."
Librement inspiré de qui vous devez savoir.

Car oui, on peut se faire démettre de l'intérieur par de la limonade même pas agrémentée de quelconque substance éthylique. Enfin voilà, quoi.
Sans alcool la fête est plus molle...

mercredi 17 juin 2009

Épaule Tattoo


Elle veut 3 étoiles, le tatoueur en fait 56 !!

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J'avais demandé au tatoueur de placer trois petites étoiles près de mon oeil gauche, mais je suis ressortie avec 56 étoiles disséminées sur la moitié de mon visage." Elle veut 3 étoiles, le tatoueur en fait 56 !!
C'est ce qu'affirme ce mardi une Belge de 18 ans, qui jure s'être endormie durant la séance et a décidé de porter plainte.
Une histoire tout à fait rocambolesque.
Kimberley Vlaeminck est femme de ménage à Courtrai (Belgique). La jeune femme est allée se faire tatouer dimanche, accompagnée de son compagnon, de son père, sa soeur et de son frère. Détail important : le tatoueur, Français, ne parle pas le flamand, la langue de la région dans laquelle il s'est installé.
"Je voulais qu'il me dessine trois petits points, mais il a proposé de faire trois étoiles, en disant que c'était bien plus beau", témoigne Kimberley Vlaeminck.
"Je lui ai explicitement signifié que je voulais 3 étoiles. Il ne parlait que français et anglais. Il a commencé son travail et je me suis endormie.", poursuit-elle.
"Je me suis réveillée lorsqu'il a commencé à me tatouer le nez et j'ai vu ce qu'il avait déjà fait. J'ai compté 56 étoiles, c'est effrayant."
Kim veut se faire enlever ses tatouages au laser. Mais cette opération douloureuse va lui coûter cher (plusieurs milliers d'euros). Elle va aussi porter plainte contre le tatoueur.
Lui nie en bloc la version de la jeune fille. Il assure qu'elle était éveillée, qu'elle n'a été ni droguée, ni hypnotisée.
"Les problèmes ont commencé quand son père et son ami ont vu les tatouages", a-t-il déclaré au journal flamand Het Laatste Nieuws.
Alors qui croire ?
Difficile de savoir qui dit la vérité, un tatoueur n'ayant aucun intérêt à tatouer 56 étoiles au lieu de 3...
Quoiqu'il en soit Kimberley est maintenant défigurée à vie.
Source : http://www.lepost.fr/

Alors, si je peux me permettre et sans vouloir être méchante (en fait, si, un peu, quand même) :
- passer à l'acte chez un-e tatoueur-euse sans avoir parlementé avant, il faut vraiment être une idiote ;
- décider de se faire tatouer le visage, il faut vraiment être une idiote ;
- accepter de se faire tatouer par un gars qui ne parle pas la même langue, il faut vraiment être une idiote ;
- s'endormir pendant un tatouage, ce n'est pas très crédible, ou alors c'est qu'elle s'est faite tartiner de crème anesthésiante auquel cas...
- se faire tartiner la tronche de n'importe quoi par n'importe qui, il faut vraiment être une idiote ;
- et quand bien même elle serait insensible à la douleur, admettons, il y a peut-être mieux à faire que dormir pendant qu'on se fait marquer le corps à vie ;
- ne pas réaliser le temps qui passe alors qu'il ne s'agit que de trois petites étoiles, il faut vraiment être des accompagnant-e-s idiot-e-s ;
Cela dit, elle a la possibilité de tout se faire enlever au laser, c'est très cher, très douloureux, mais qu'elle ne se plaigne pas trop, c'est une technique assez récente en ce qui concerne les tatouages et puis... quand on est une idiote, on assume. Et pour financer, elle pourra toujours aller geindre chez .

En bref, je ne crois pas en sa bonne foi une seule seconde.