Il est des jours où je fatigue. Vraiment. Des jours où je suis fatiguée d'avoir constamment à endurer des remarques comme quoi je serais une sorte d'extraterrestre louche et absurdement élitiste lorsque l'on me parle culture et que je sors mon révolver. Des jours où je refuse de me résigner à ce qui constitue la culture populaire soit réduite à une dichotomie "neuneu-isante" entre l'abrutissement des masses pour cause d'espace de cerveau disponible à livrer clef en main à qui de droit, et de l'intellectualisme de comptoir branchouille tenu par des cocaïnomanes parisianistes à mèches.
Ces jours-là , je finis par me sentir seule et par continuer à gigoter comme le poulpe pas tout à fait mort que je suis. Et pour m'attendrir, il faut effectivement me taper dessus, bon courage !
Et voilà qu'on fin fond de mes mouvements compulsifs dans l'espoir de montrer aux enfultes qui écrivent comme je me mouche, aux fans de Johnny affairés à monter leur tente igloo à l'emplacement 486 du camping de la mouette qui bave et aux jeunes cadres en ressources humaines dynamiques décomplexé-e-s qui adôôôrent Beigbeder tellement il est trop dans la vraie vie, que peut-être que ce qu'on leur montre c'est majoritairement du vent et qu'ils aiment cela au premier degré, coprophages sociétaux-ales à la chaîne qu'ils et elles sont sans le savoir comme d'autres faisaient de la prose, alors que je coule à pic dans un océan de solitude et de bêtise sacerdotale (mais pourquoi est-ce je m'acharne à aller vers les autres ?), je tombe par hasard sur
ceci.
Merci Monsieur Marc Thiland.
Allez, copain dans mes bras !!
Je suis parfaitement consciente du caractère odieux que je revêts dans cette note. Tant pis. Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin 'Sophie Favier sait nager', comme dirait
un bien étrange ami, en tous cas tant va ma tête dans le mur qu'un baume internaute fait du bien.